Fra-Bo

fra-bo-zvrk-08-5

Revue de presse Fra-Bo
Fiche d’accueil Fra-Bo
Fiche technique Fra-Bo

Création 2000 / Solo, durée 28 minutes

Distribution

Chorégraphie et interprétation / Jasmina Prolic

Chant / Maja Pavlovska

Costumes / Dominique Cornu

Partenaires

Cette création a bénéficié d’un accueil studio au Centre National de la Danse de Paris en 2000.

La pièce

« Depuis que j’ai quitté le Liban pour m’installer en France, que de fois m’a-t-on demandé, avec les meilleures intentions du monde, si je me sentais « plutôt français » ou « plutôt libanais ». Je réponds invariablement : « L’un et l’autre ! ». Non par quelque souci d’équilibre ou d’équité, mais parce qu’en répondant différemment, je mentirais. Ce qui fait que je suis moi-même et pas un autre, c’est que je suis ainsi à la lisière de deux pays, de deux ou trois langues, de plusieurs traditions culturelles. C’est cela mon identité. »
Amin Maalouf,
Les identités meurtrières

Qui suis-je ?
Je pense que…
En fait, je ne pense rien, je le sais.

Le savoir ou en être conscient ?
Peut-être les deux, peut être ni l’un ni l’autre…
Je me sens confuse, parfois perdue…

Mes racines sont en Bosnie.
Elles sont ancrées en moi et indélébiles.
Je vis en France, mon avenir, mon quotidien sont ici.
Deux musiques se mêlent. Elles me guident.

Le problème d’identité se pose lors du passage à l’âge adulte : qui suis-je ?
Ma famille conditionne-t-elle ce que je deviens ?
Suis-je résumée à ma fiche anthropomorphique ?
FRA-BO, portions de mots incomplets

Comment exprimer déracinement, intégration, combat intérieur, reconstruction ?

Note d’intention

Le titre FRA-BO, portion de mots incomplets, illustre la rencontre, le déchirement et le partage entre France et Bosnie. Ce spectacle poursuit le questionnement commencé avec « Sarajevo, 25 avril dix heures du matin » (premier prix au concours des jeunes chorégraphes « Solo Mio », Albi 1999).

Il est né dans une période difficile de questionnement sur mon identité en France et Bosnie, entre présent et passé omniprésent. La lecture du livre «Les identités meurtrières» de Amin Maalouf, m’a donné le courage de le mettre en scène.

La musique originale réunit des airs traditionnels bosniaques et ce qui dans la chanson française représentait, pour l’adolescente bosniaque que j’étais, par excellence la France : «Sous le ciel de Paris», «Rien de rien», «Milord».

La scénographie d’une grande simplicité se compose uniquement de tenues vestimentaires, d’un mobilier dépouillé et d’un tapis imaginaire de lumière.

Les habits n’ont de légitimité que dans l’objectif d’être tour à tour ôtés. De cette manière, le personnage accèdera à l’état naturel dans lequel se trouve le corps humain, réduit à n’être que chair, mais qui parvient ainsi aussi à la dimension de sujet.

Le mobilier : une chambre découverte en même temps que le personnage. C’est un endroit d’intimité, où peut se construire une nouvelle vie. Ce décor volontairement neutre pourrait être celui de n’importe quel pays, seul le tapis formé d’effets de lumière, apporte une touche personnelle.

En tournée

14 juin 2009

Dancing by Daylight, Théâtre Korzo – La Haye, Pays-Bas

11 juin 2009

W-EST_WHERE, Regional Creative Atelier Josef Nadj – Kanjiza, Serbie

20 septembre 2008

Festival ZVRK, Théâtre SARTR – Sarajevo, Bosnie-Herzégovine

19 octobre 2004

Théâtre de la Coupe d’Or – Rochefort, France

16 octobre 2004

Friche l’Antre-peaux, Emmetrop – Bourges, France

4 avril 2003

Centre Chorégraphique National – Orléans, France

3 et 4 octobre 2001

Centre Chorégraphique National – Orléans, France

2001

Festival Rebonds – Albi, France

Festival Rebonds – Mazamet, France

Avril 2000

Première / Centre de Développement Chorégraphique – Toulouse, France